Prologue

<<Re-Bonjour,

Aujourd'hui, je t'écris alors que je suis au club. Maman m'a déposé. Mon cours commence à quatorze heures. J'ai fait exprès de le mettre à cette heure-ci car presque tous les élèves de l'académie sont, soit chez eux en train de manger, soit en cours. Comme ça, personne ne me voit. Ou presque. Je suis à table, loin des autres, à l'intérieur du restaurant, près de la baie vitrée. Il n'y a en tout et pour tout que quatre ou cinq personnes.

Tout le monde est dehors à profiter de ce temps magnifique. Moi seul, avec comme simple compagnie un coca rempli de glaçons, je ne trouve rien à faire d'autre que de regarder le ciel parfaitement bleu en ce mois d'automne ... Je souris tout seul.

Ce matin, il s'est passé la même chose qu'hier et qu'il se passe depuis la maternelle d'ailleurs ... Le professeur de mathématique m'avait demandé d'aller dessiner la fonction affine qu'on était en train d'étudier, en me tendant la craie. J'avais d'abord relevé la tête vers lui et rougi jusqu'aux oreilles. Mon Dieu. Si tu savais. J'étais terrorisé. Mes os en sont encore tout glacés. A dix huit ans, je ne sais toujours pas gérer ma timidité ou plutôt la faire disparaître. Si tu savais. J'en ai envie mais ... mais face à tous ces gens, ces regards, ces rires, toute cette envie fond comme la neige au soleil.

Enfin bref, je te disais qu'il m'avait tendu la craie, j'avais d'abord hésité à me lever, puis quand j'avais entendu les petits rires devant moi, mes pieds s'étaient mis en marche. J'avais pris la craie d'une main tremblante. Devant le tableau noir rempli de chiffres et de lettres, n'ayant aucun sens pour certains, ma main s'était levée et s'était juste posée sur le repère ...

C'est à ce moment précis que tout s'est arrêté. Les rires avaient redoublé, mes jambes que je croyais solides, l'étaient autant que les feuilles en automne et mon visage aussi rouge qu'une cerise bien mûre.

Si.

Je suis désolé je dois y aller, il est déjà quatorze heures et mon cours va commencer, je te raconte la suite tout à l'heure.
Bisou.

Bill H. >>
______________________________________________________________________________________


Shiny'x___*


Ceci deviendras une fiction M-preg*.

PAS DE PUBLICITE POUR LES FICTIONS HETERO,YURI,NORMALES. Merci.

* M-Preg: Male Pregency: Un Homme qui tombe 'Enceint'. Grossese Masculine.
Prologue[/align=center]
# Posté le vendredi 09 mai 2008 12:15
Modifié le lundi 06 juillet 2009 12:04

Luxure-tennis-support

Luxure-tennis-support
# Posté le mercredi 02 juillet 2008 10:26
Modifié le dimanche 11 janvier 2009 05:49

Chapitre 1.

Chapitre 1.
Chapitre 1
Bill's Point Of View.

Après le cours, maman vient me chercher. Mon visage est caché derrière de grandes lunettes de soleil et une casquette. C'est bien de mettre cet horaire pour mon cours de tennis, mais bon Dieu le soleil qu'il fait !

Je vérifie que j'ai bien mon portable, mon mp3 et surtout mon journal intime sur moi ... C'est bon. Ils sont dans mon sac à main. Je soupire de soulagement et me dirige vers la voiture de ma mère.

[...]

Une fois rentré et une douche prise, je raconte ma journée à mon confident. Le seul. Celui qui connait mon seul et ultime secret. Bon dieu.
Une heure passée à écrire, à faire même parfois des dessins sur mes malheurs de tous les jours, entre tout le lycée qui se moque de moi, mon secret à garder et mes études ...

Je suis en première année de sport études. Oui je sais ... Quand on me voit on ne dirait pas ça. Je fais 60 kilos tout mouillé en tenue de ski. Je suis très grand, environ un mètre quatre-vingt cinq. Vous voyez un peu. Je suis vraiment TRES fin, avec un style androgyne, je crois que vous savez ce que ça veut dire. Veste en cuir, pantalons moulants, bottes, bretelles, et hauts moulants. Je me fais souvent brimer à l'école pour mon apparence. Enfin. Je subis ça depuis le collège. Donc...

Donc comme je vous le disais, je suis dans la grande académie de Londres. La plus grande et la plus prestigieuse. Là où tous les grands joueurs et joueuses de Tennis sont passés pour atteindre le niveau qu'ils ont aujourd'hui. Impressionnant, n'est ce pas ? Vous y trouverez tous les plus grands entraîneurs et coaches sportifs du monde.

Le tennis est pour moi une passion depuis ... depuis que je sais tenir un biberon. Pourtant aucun de mes parents ne pratiquent. Je ne sais pas du tout d'où ça me vient. C'est une passion. C'est tout.

J'allume mon ordinateur après avoir soigneusement rangé mon journal intime. Je sais que ma mère va le chercher. Elle le fait toujours. Je ne suis pas du genre bavard. Je ne parle à personne ... ou presque. Que l'essentiel. Je n'aime pas étaler ma vie au grand jour ... Je ne suis pas du genre à faire un blog, me montrer dans tout les sens. Non, je suis ... vraiment ... ce qu'on appelle timide, je suis incapable de parler à quelqu'un que je ne connais pas. Même à la caisse d'un magasin, ou à une vendeuse. Demander quelque chose au restaurant est tout un problème. Je crois même que c'est maladif. Mais j'assume. J'estime que c'est déjà ça.

D'où vient cette timidité ? Je n'en sais rien. Aussi loin que mes souvenirs veulent bien me ramener, j'ai toujours été timide. Même quand on me demandait, à la maternelle ; si je voulais jouer avec les autres, je préférais rester dans mon coin. Je pense que je suis né avec. C'est un trait de mon caractère.
Mes parents se disent, que c'est très étrange, qu'un garçon aussi timide, peut être aussi « performant » au tennis. Je pense ... que ... vous savez... quand vous tapez une balle de tennis, que vous y mettez toute votre rage ... vous n'avez qu'une envie, c'est de crier. Et ça, c'est ce que j'aime. Me dépenser en frappant la balle. Courir pour la rattraper et mettre mon adversaire en situation compliquée. Même si on n'arrive pas à la rattraper. Il faut toujours essayer. Le tennis est une façon pour moi de me libérer de ma timidité. Il n'y a pas de timidité et d'amitié sur le terrain. Vous êtes là pour vous battre. Si vous n'êtes pas motivé, vous n'arriverez à rien. Et vous pouvez dès votre arrivée sur le terrain, déclarer forfait.

Alors il faut se battre. Ce que je ne fais pas dans la vie.

Mon look androgyne y est pour beaucoup dans tout ça. En voulant essayer d'être différent, je ne fais qu'augmenter mes chances de me faire remarquer. Avec ce que je porte, il est impossible de ne pas me faire repérer dans la cour de l'école. Et ce depuis ... la cinquième. Je soupire tout seul dans ma chambre. Je me suis fait taper quelques fois, mais rien de bien méchant. Je n'étais pas vraiment leur cible préférée. Je grimace ...

Heureusement, sinon je ne serais peut être pas là aujourd'hui.

Ce que me font endurer les gens, me forcent, quelque part, à créer ma carapace et à ne faire confiance à personne.

Alors comme je ne parle pas, j'écris ... j'écris des pages entières. Je raconte à mon journal. Ma vie. Mes journées. Mes moments de tristesse. Mes peines de c½ur ... enfin... c'est grand dire. Je ne suis jamais sorti avec personne. Vous imaginez ?
J'ai été amoureux. Oui. D'abord d'une fille ... puis de plus en plus... de garçons. Ca m'a d'abord étonné. À 15 ans, Jérémy, hétéro, grand brun, aux cheveux étonnement noirs, yeux verts, magnifique, d'une gentillesse étonnante. Un mois après ... je l'ai vu sortir avec Amélie, s'embrasser dans un coin de la cour ... J'en ai pleuré pendant des journées entières, mouillant mon journal intime ...

Je ne sais pas vraiment ... si personne ne veut de moi ou si je ne veux de personne. Je pense que c'est un peu des deux. Personne, en tout cas aucun garçon, n'est jamais venu me dire qu'il m'aimait ou même m'appréciait. Je n'ai pas d'amis et encore moins de meilleurs amis. J'en avais, en primaire. Mais on évolue, on se perd de vue au collège. On ne se considère plus comme des amis, mais plus comme des connaissances ... On n'en vient à ne même plus se dire bonjour ...

Je soupire derrière mon écran d'ordinateur quand j'ouvre Word, pour ma dissertation de Français. C'est parti ...

[...]


Il est huit heures cinq du matin et je suis en cours de philo. Derrière comme d'habitude, lunettes sur les yeux. Je regarde ce qui est écrit en gros sur le tableau noir.
' Le désir amène-t-il toujours le mal ?'. Pfff. Je ne serais jamais la source du désir de quelqu'un. À quoi cela me sert-il donc ? Mais enfin. Il y en a beaucoup qui aime. Je suis trop fatigué. J'ai beaucoup travaillé pour les prochains examens de milieu de trimestre. Le niveau est très élevé et à tout moment, si nos notes chutent, nous pouvons dire adieu, à notre bourse, ainsi qu'à notre diplôme. Je regarde ma montre noire et rouge ... Plus que 5 minutes avant la sonnerie, puis basket. Chouette. Je hais le basket...

Il y a toujours quelqu'un pour vous lancer le ballon à la gueule. En l'occurrence, le plus populaire de ma classe. Je soupire et me replonge dans la lecture de ce fameux texte de philosophe à la noix.

La cloche sonne enfin. Je soupire de bonheur et me lève en même temps que les autres, récupère mon sac par terre et y fourre rapidement mes affaires. Je vérifie que mon journal est toujours bien là. Poche extérieure, avec mes vêtements de rechange. Ok. J'attends que tout le monde sorte et je sors à mon tour, me collant presque aux murs, pour me diriger vers les vestiaires.


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...? =S ?
Qu'en pensez vous ?


A.S.T.R.I.D = =S ... Je suis désolé si ma suite te déçoit d'une certaine façon. Mais ... Je ne comprends pas. Elle est trop courte ? Ou c'est son contenu que tu trouves décevant. Si c'est par sa taille ... Tu m'envois désolé. Mais ... Je ne voyais pas quoi dire de plus sur ce début de fictions. Et puis, si c'est dans son contenu. J'espère que tu ne t'attendais pas à la rencontre B&T dès le premier chapitre :O Et encore moins un lemon. Parce que là je peux te dire que, tu vas être très dessus par la suite ... Cette fiction sera complètement différente de " Le stylisme et toi... " alors ... ne vous attendez pas à la même chose. : )

Laura67 = Ce ne sont pas des lunettes de soleil qu'il porte en classe x). Mais belle et bien des lunettes de vue :D. Ce ne sont pas des lunettes qu'il porte tout le temps, rassurez vous. C'est juste des lunettes pour voir le tableau & tout ça =) ... Pourquoi ? Parce que ch'ai pas. J'avais envie qu'il porte des lunettes xD

Que de questions sur cette fiction =D.
Et pour celle qui me l'ont demandée, j'ai arrêté l'ancienne fiction parce qu'elle ne me plaisait plus. Je ne sais pas ... Je n'avais plus aucune envie pour l'écrire. Désolé :S. En espérant que vous aimerez autant celle ci ^-^


SUITE EN LIGNE ICI :D'
# Posté le mardi 04 novembre 2008 13:56
Modifié le lundi 06 juillet 2009 12:32

Chapitre 2

Chapitre 2


[...]

Oh bon Dieu ! Il n'est pas là. Il n'est plus là. Qu'est ce que j'ai bien pu en faire ?!
Je vide mon sac sur mon lit, complètement paniqué. Trousse, cahier de maths, classeur de français, livre d'anglais...Bon dieu ! MERDE.

Ce n'est pas vrai ! Je sors mes vêtements de sport et les secoue autant que je peux, les tâtent, revérifie pour la énième fois mon sac. Bon Dieu je n'ai pas pu le perdre ! C'est impossible. Ça serait trop...horrible. Catastrophique. J'ai ma vie la dedans. Mon secret.

Non.

Mon journal intime...

Je descends vite voir ma mère, elle chante doucement tout en surveillant le diner, écoutant d'une oreille le journal télé.


Bill : Maman ! Maman !
Maman : Du calme chéri. Qu'est ce qu'il y a ?
Bill : T'aurais pas vu mon...mon... tu sais mon journal ?
Maman : Ton journal intime ?
Bill : Oui ! Dis moi oui, dis moi oui...
Maman : je suis désolé chéri. Je ne sais pas où il est. J'ai fait le ménage ce matin dans la maison, excepté dans ta chambre, il n'est pas là je peux te l'assurer. Regarde bien dans ta chambre...Si ça se trouve il est dans ton Bordel, que tu oses appeler du rangement.
Bill : Eh Oh ! De un, c'est un rangement non conventionnel, et de deux, il était avec moi quand je suis allé en cours ce matin !
Maman : Eh bien ça veux dire que tu l'as oublié en cours.

Elle me sourit doucement, sûrement pour me rassurer, alors que moi j'essaie d'analyser ce qu'elle me dit...Mon sang se glace. Non. Pitié, tout sauf ça.


Bill : Oh. Mon. Dieu.
Maman : Ne jure pas chéri.
Bill : Tu te rends pas comptes, c'est...c'est toute ma vie !
Maman : je t'ai déjà dit d'arrêter d'écrire dans ce journal. Mais bon...on ne m'écoute que d'une oreille alors...
Bill : Maman c'est plus qu'un simple journal ! Tu ne comprends pas c'est-
Maman : Bill, tu m'énerve, sors de ma cuisine !
Bill : Mais maman il faut que tu-
Maman : Que je fasse quoi ? Tu as perdu ce journal. Ce n'est tout de même pas de ma faute non plus ! Aller, va faire tes devoirs au lieu de te lamenter sur un pauvre et vulgaire cahier de secret. Je rêve...

Je grognai, et sortis en trombe de la cuisine. Je regardais partout autour de moi, espérant qu'il soit posé sur une table, ou soigneusement sur la consonne dans l'entrée, et me dire que j'ai stressé pour rien. Mais non. Il n'était nulle part.


Je remontai rapidement les escaliers, deux par deux, et alla dans ma chambre. Bon. Je pense qu'il est temps que je fasse mon nettoyage de Printemps.

[...]

J'ai perdu Mon journal. Je l'ai bel et bien perdu.

Je suis sur mon lit. Les larmes coulent sur mes joues. Je regarde ma chambre. Tout est sans dessus-dessous. Moi qui n'aime pas le désordre. Une plainte sort de ma bouche. Je n'arrive pas à y croire. Quelqu'un va être à courant de mon secret. Et s'il le disait ? S'il le répétait ? Tout le lycée serait au courant ? Oh mon dieu. Ma main cache mes lèvres pour étouffer un gémissement.


Je ne comprends pas comment ça a pu arrivé. Comment...Où ? Quand ? Qui ...ce dernier mot résonne dans ma tête. Qui l'a entre ses mains ? Ma tête tourne et je m'effondre sur mon lit.

Toute ma vie entière est dans ce journal. Du jour où j'ai appris à écrire, à aujourd'hui.

[...]

Je cours dans les couloirs. Bousculant des gens. Des professeurs, des surveillants. J'en n'ai vraiment rien à foutre. Je me souviens. Enfin, je me souviens...j'ai trouvé ou j'ai peut être pu le laisser.

Les vestiaires.

En me changeant...Il a dû tomber ! C'est sûr...oui c'est sûr...Je l'espère.
J'entre en sueur dans les vestiaires des garçons. Je vais dans celui où j'ai été...J'observe partout. Il n'est pas...non, non...J'ai dû me tromper de vestiaires...


Je regarde dans chacun...Il n'y est pas. Oh mon dieu ! Une classe arrive. La cloche sonne en même temps.

Cours de lettre.

Je sors, complètement perdu, des vestiaires. Un Mec m'observe bizarrement...et me demande si ça va...je fronce les sourcils et le regarde...


Bill :...

Il ne dit rien et remet son sac sur son épaule, pour aller se changer. Les larmes perlent mes yeux, et je sors définitivement du vestiaire.
En face des vestiaires des garçons, se trouve le vestiaire des filles. La petite poupée y est dessinée. Je regarde ces filles entrées. De formes, de tailles, de poids différents...


« Tu es un garçon en apparence Bill...mais...comment te dire ça mon chéri ?
Tu as toutes les caractéristiques intérieures d'une fille.
»

Je n'avais pas compris cette phrase. Maman m'a donc pris dans ses bras. J'avais 14 ans. Elle m'a conduit chez mon médecin traitant. Il m'a sourit. Et m'a fait entrer directement.
Il m'a d'abord demandé si j'allais bien. Sa voix montrait tous ses sentiments. Il était inquiet. Il avait peur. Et...il y avait dans sa voix une pointe de dégoût. Je ne comprenais pas. Maman pleurait à côté de moi, et demandait pardon au ciel. Qu'est-ce qu'elle a fait ? C'était de ma faute ? Elle était malade ? J'étais malade ? Tout cela me donnait mal à la tête. J'avais envie de crier pour que tout cela cesse, et en même temps de me cacher pour ne rien voir. Tout ces sentiments mélangés en moi.

Puis le Médecin s'est levé, et a commencé à me montrer, sur un schéma du corps humains, des organes et leur fonction. Je savais tout ça. De quoi me parlait-il ? Puis il m'a montré le corps d'une fille. C'était pour maman ? Mais non il me parlait à moi !


J'ai compris, à la fin de ses explications scientifiques. Mon c½ur avait cessé de battre. Mes mains tremblaient toutes seules. Je ne savais pas ce que je devais dire, ce que je devais faire. Fuir ? Ça ne changeait rien. J'étais né comme sa. Je crois que je me souviendrais de ces paroles toute ma vie. Elles sont encrées en moi. Gravées dans mon cerveau. Je les aies recopiées des millions de fois dans mon Journal.


Elles étaient moi.
Chapitre 2
# Posté le dimanche 16 novembre 2008 11:15
Modifié le lundi 06 juillet 2009 13:12

Chapitre 3: Et...je l'ai lu.

Chapitre 3: Et...je l'ai lu.
Chapitre 3

J'ai compris, à la fin de ces explications scientifiques. Mon c½ur avait cessé de battre. Mes mains tremblaient toutes seules. Je ne savais pas ce que je devais dire, ce que je devais faire. Fuir ? Ça ne changerait rien. J'étais né comme ça. Je crois que je me souviendrais de ces paroles toute ma vie. Elles sont encrées en moi. Gravées dans mon cerveau. Je les aies recopiées des millions de fois dans mon Journal.

« Tu peux porter la vie Bill. Tu es un garçon à l'extérieur et une fille à l'intérieur. »

Je suis dans les couloirs de mon lycée. Les gens passent devant moi en me regardant bizarrement. Mon journal s'est...volatilisé. Il est sûrement entre les mains de quelqu'un. Quelqu'un qui sait maintenant...que je suis hermaphrodite.
Mes larmes se mettent à couler sur mes joues. Comme incontrôlées. Je suis pris de spasmes. Quelques personnes s'arrêtent, et chuchotent des choses à leur ami. Bon sang vous n'avez jamais vu un monstre pleurer ?!
Je suis un monstre. Un putain de monstre ; je croyais pourtant avoir fait la part des choses, réussis à m'accepter. Oui. Mais non. Non. Bon sang. Pourquoi ? J'ai vécu 14 ans de ma vie, dans le corps et l'esprit d'un garçon ! Pourquoi est-ce qu'il a fallu qu'ils me disent tout ça...pourquoi ?

Je n'aurais pas dû naître. Comme le dit le docteur « c'est déjà étrange que j'aie réussi à vivre jusque là »...Je ne souhaite même pas savoir pourquoi voyez vous. J'aurais dû mourir. Mon dieu. Je veux mourir de honte. J'en viens même à espérer que mon journal brûle voyez vous...

Je soupire. Et me dirige vers les toilettes, afin d'être à peu prés présentable pour mon exposé d'histoire.

[...]

Ça vous est déjà arrivé, de croire que tout le monde sait tout de vous. Et vous dévisage à chaque instant ? Que toute la planète est au courant de votre plus petit secret. Et vous regarde sans aucun scrupule, et sans aucune pitié, vous juge et ricane. Et bien. J'ai l'impression de vivre ça à chaque instant à partir de maintenant, c'est dingue hein. Oui. Je n'ai toujours pas retrouvé mon journal. Et je n'ai aucune nouvelle, de quelqu'un qui aurait pu, au moins le ramener après l'avoir lu en entier. Page par page.

Le pire. C'est qu'il y a mon prénom, sur toutes les pages. Je parle de tout le monde, voire tout le lycée dans ce cahier. On peut sans aucun problème l'utiliser contre moi. Quoique personne ne m'en veuille pour quelque chose en particulier...encore que ...

Je soupire et m'allonge sur mon lit. Je n'ai plus rien à faire. Les devoirs, et les cours sont appris. Il n'y a strictement rien à la télé, et je ne connais personne, pour sortir.
Je décide alors, d'aller sur internet. Je n'ai jamais vraiment essayé. À part pour faire des recherches, et ce genre de choses. Peut être que je trouverais la solution à mon problème ? Qui sait...On trouve bien tout sur internet. Bon.

Je me lève pour aller chercher mon ordinateur, caressant mon chat au passage, qui me suit en se frottant à ma jambe. Puis je retourne sur mon lit. Je l'allume et enclenche la connexion. J'attends un peu, puis ouvre une page internet. Bon...il m'ouvre sur Google©.

Mmh. Qu'est ce que quelqu'un de normal ferait sur internet...j'ai entendu parler de ces blogs. Je ne sais pas exactement ce que c'est. Alors bon. Pourquoi pas ? Je rentre dans la barre de recherche Le mot « Blog » Et il me propose un tas de sites. Je choisis celui qui m'a l'air le plus simple. « Skyrock ®» . J'ouvre la page. Et je tombe sur ce qu'ils appellent les blogs « star » et les profils de la semaine.

Je passe ainsi quelques minutes à me déplacer de blog en blog aux noms intéressants, à regarder les textes etr les photos. Qu'est-ce que les gens peuvent perdre du temps...Il y en a qui sont biens, des blogs qui ont un peu de réflexion et de magnifiques textes. Il y a des vantards, et bien sûr, il y a ceux qui n'ont pas de vie à part leur ordinateur. Il y a au moins 983 articles, le nombre double de pages, et parfois, les textes sont écrits avec des polices incompréhensibles. Enfin...je tombe maintenant sur des blogs de gens du lycée. Ça fait bizarre. Tu découvres une autre facette des personnes. Il y en a que je n'ai jamais vu. Il y en a qui sont bien sûr SUPER populaire. Comme Vincent...ou encore Sid. Je soupire. Ses derniers sont sur le net les mêmes que dans la réalité par contre. Puis je vais dans leur « Amis ». Tsss. Comme si ils connaissaient tout le monde t'sais. Et j'arpente d'autres blogs.

Je tombe soudain sur un blog qui attire mon attention. Enfin plutôt un article, mon dieu ! Soit je deviens paranoïaque, soit...

« Bonjour à tous : ). Wow. Tout à l'heure je me suis connecté, et j'ai plus de deux mille visites, et deux cent commentaires non lus ! Vous êtes des folles les filles ! Oui je dis les filles parce que vous êtes, pour 99% des cas, des filles qui veulent mon MSN, ou encore mon numéro. Calmons-nous. J'ai une copine. Et elle ne serait pas très contente si elle lisait tout ça x).

Bon. Aujourd'hui il m'est arrivé quelque chose de très étrange, vous savez. J'étais dans le vestiaire à me changer [vous n'aurez pas de vidéos :p ] tous mes amis étaient déjà sortis ou en train de regarder les filles se changer par les murs coupés dans le vestiaire d'à côté. Et, là j'ai trouvé, en dessous d'un banc, entre des planches de bois, un carnet. Il était Rouge bordeaux. Bon je ne vais pas vous faire la description parfaite vous vous en foutez - -'. Mais.... enfin... au début j'ai cru que c'était un cahier de cours, comme les autres, et que mes amis avaient laissé, alors j'ai demandé aux voyeurs si c'était à eux, ou si il reconnaissait le cahier de quelqu'un.
Eh bien non.
Il n'était donc à personne ?
J'l'ai ouvert, et à la premier page j'ai vu le nom « Bill H. » écrit finement. Je ne connais aucun Bill. Ni dans ma classe, ni dans le lycée. J'ai demandé à ma copine, à la sortie [je t'aime ma puce] si elle en connaissait un. Elle m'a répondu qu'elle non plus ne voyait pas qui c'était.

Et. Je l'ai lu.

Tout ce qui était à l'intérieur... Mon dieu ça m'a fait trembler [Vla que je passe pour un homosexuel avec mon langage à la Roméo ><] Enfin... c'était tellement. Plein de c½ur. Et de sentiments tous différents les un des autres...ça m'a transpercé, vous savez. Et je vous avoue que j'ai été aussi choqué.

J'ai honte aussi. Parce que...je ne sais pas. Après avoir lu quelques pages de ce journal [ Oui c'est un journal intime .] je me sentais comme...bah comme mes potes. J'étais un voyeur. Ni plus ni moins. Il s'était confié dans ces pages, et moi...je viens et lui vole son intimité. Mais je ne sais pas quoi faire. Parce que...parce que je ne veux pas le lui rendre. Je n'ai qu'une envie, c'est de lire toutes les pages de ce carnet jusqu'à la dernière. Comprendre pourquoi ! Comprendre sa vie. Sa douleur et sa peine. Ses joies et ses pleurs. Vous comprenez ? Non ? Oui ?

Mon dieu si Jade lit ça je vais me faire tuer.

Est-ce que je devrais le faire ? Qu'est ce que je dois faire ? Qu'auriez vous fait vous ?
»

Oh mon dieu. Oh mon Dieu...Non non. Ha. J'espérais que ça soit une fille qui l'ait mais non ! Fallait que ça soit un garçon ! Mon dieu. Ma respiration devient plus rapide. Je... han... je réfléchis à deux cent à l'heure. Je regarde et regarde encore la photo de ce type. Je ne comprends pas. En faite je préfère ne pas savoir.
Comment s'appelle t-il ? Comment s'appelle t-il ?!

Tom. Tom...Ce prénom résonne dans ma tête comme une chanson que vous écoutez le matin, et qui ne quitte plus votre tête avant d'en entendre une autre. J'éteins mon portable et le balance hors du lit. Il fait un bruit énorme, mon chat miaule plus fort et part de ma chambre en courant. J'envoie mon oreiller contre ma porte. Ma lèvre tremble alors que les larmes remplissent mes yeux..

Elles dévalent mes joues. Je n'y crois pas ! Vous allez dire que j'en fais tout un plat, que j'exagère. Mais vous ne pouvez pas comprendre. Mon Dieu il SAIT qui je suis. Il sait que je peux tomber enceinte. Que j'ai mes règles tous les mois, et que je ne suis pas ce que je parais être. Il sait tout. Absolument tout. Je ne voulais pas le croire. Je me forçais à me dire qu'il y avait une solution. Que je ne l'avais pas perdu ou qu'on ne l'avait pas trouvé. Mais il faut voir la réalité en face.


Tom me connait par c½ur sans me connaitre.

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Desolé, j'aurais posté plus tôt, si je n'avais pas eu ses PUTAINS de problème de connexions. Bref.

JE NE PREVIENS PLUS.
Merci.

Vous aimez ?
# Posté le mercredi 03 décembre 2008 12:30
Modifié le lundi 06 juillet 2009 14:40