Chapitre 2
[...]
Oh bon Dieu ! Il n'est pas là. Il n'est plus là. Qu'est ce que j'ai bien pu en faire ?!
Je vide mon sac sur mon lit, complètement paniqué. Trousse, cahier de maths, classeur de français, livre d'anglais...Bon dieu ! MERDE.
Je vide mon sac sur mon lit, complètement paniqué. Trousse, cahier de maths, classeur de français, livre d'anglais...Bon dieu ! MERDE.
Ce n'est pas vrai ! Je sors mes vêtements de sport et les secoue autant que je peux, les tâtent, revérifie pour la énième fois mon sac. Bon Dieu je n'ai pas pu le perdre ! C'est impossible. Ça serait trop...horrible. Catastrophique. J'ai ma vie la dedans. Mon secret.
Non.
Mon journal intime...
Je descends vite voir ma mère, elle chante doucement tout en surveillant le diner, écoutant d'une oreille le journal télé.
Bill : Maman ! Maman !
Maman : Du calme chéri. Qu'est ce qu'il y a ?
Bill : T'aurais pas vu mon...mon... tu sais mon journal ?
Maman : Ton journal intime ?
Bill : Oui ! Dis moi oui, dis moi oui...
Maman : je suis désolé chéri. Je ne sais pas où il est. J'ai fait le ménage ce matin dans la maison, excepté dans ta chambre, il n'est pas là je peux te l'assurer. Regarde bien dans ta chambre...Si ça se trouve il est dans ton Bordel, que tu oses appeler du rangement.
Bill : Eh Oh ! De un, c'est un rangement non conventionnel, et de deux, il était avec moi quand je suis allé en cours ce matin !
Maman : Eh bien ça veux dire que tu l'as oublié en cours.
Maman : Du calme chéri. Qu'est ce qu'il y a ?
Bill : T'aurais pas vu mon...mon... tu sais mon journal ?
Maman : Ton journal intime ?
Bill : Oui ! Dis moi oui, dis moi oui...
Maman : je suis désolé chéri. Je ne sais pas où il est. J'ai fait le ménage ce matin dans la maison, excepté dans ta chambre, il n'est pas là je peux te l'assurer. Regarde bien dans ta chambre...Si ça se trouve il est dans ton Bordel, que tu oses appeler du rangement.
Bill : Eh Oh ! De un, c'est un rangement non conventionnel, et de deux, il était avec moi quand je suis allé en cours ce matin !
Maman : Eh bien ça veux dire que tu l'as oublié en cours.
Elle me sourit doucement, sûrement pour me rassurer, alors que moi j'essaie d'analyser ce qu'elle me dit...Mon sang se glace. Non. Pitié, tout sauf ça.
Bill : Oh. Mon. Dieu.
Maman : Ne jure pas chéri.
Bill : Tu te rends pas comptes, c'est...c'est toute ma vie !
Maman : je t'ai déjà dit d'arrêter d'écrire dans ce journal. Mais bon...on ne m'écoute que d'une oreille alors...
Bill : Maman c'est plus qu'un simple journal ! Tu ne comprends pas c'est-
Maman : Bill, tu m'énerve, sors de ma cuisine !
Bill : Mais maman il faut que tu-
Maman : Que je fasse quoi ? Tu as perdu ce journal. Ce n'est tout de même pas de ma faute non plus ! Aller, va faire tes devoirs au lieu de te lamenter sur un pauvre et vulgaire cahier de secret. Je rêve...
Maman : Ne jure pas chéri.
Bill : Tu te rends pas comptes, c'est...c'est toute ma vie !
Maman : je t'ai déjà dit d'arrêter d'écrire dans ce journal. Mais bon...on ne m'écoute que d'une oreille alors...
Bill : Maman c'est plus qu'un simple journal ! Tu ne comprends pas c'est-
Maman : Bill, tu m'énerve, sors de ma cuisine !
Bill : Mais maman il faut que tu-
Maman : Que je fasse quoi ? Tu as perdu ce journal. Ce n'est tout de même pas de ma faute non plus ! Aller, va faire tes devoirs au lieu de te lamenter sur un pauvre et vulgaire cahier de secret. Je rêve...
Je grognai, et sortis en trombe de la cuisine. Je regardais partout autour de moi, espérant qu'il soit posé sur une table, ou soigneusement sur la consonne dans l'entrée, et me dire que j'ai stressé pour rien. Mais non. Il n'était nulle part.
Je remontai rapidement les escaliers, deux par deux, et alla dans ma chambre. Bon. Je pense qu'il est temps que je fasse mon nettoyage de Printemps.
[...]
J'ai perdu Mon journal. Je l'ai bel et bien perdu.
Je suis sur mon lit. Les larmes coulent sur mes joues. Je regarde ma chambre. Tout est sans dessus-dessous. Moi qui n'aime pas le désordre. Une plainte sort de ma bouche. Je n'arrive pas à y croire. Quelqu'un va être à courant de mon secret. Et s'il le disait ? S'il le répétait ? Tout le lycée serait au courant ? Oh mon dieu. Ma main cache mes lèvres pour étouffer un gémissement.
Je ne comprends pas comment ça a pu arrivé. Comment...Où ? Quand ? Qui ...ce dernier mot résonne dans ma tête. Qui l'a entre ses mains ? Ma tête tourne et je m'effondre sur mon lit.
Toute ma vie entière est dans ce journal. Du jour où j'ai appris à écrire, à aujourd'hui.
[...]
Je cours dans les couloirs. Bousculant des gens. Des professeurs, des surveillants. J'en n'ai vraiment rien à foutre. Je me souviens. Enfin, je me souviens...j'ai trouvé ou j'ai peut être pu le laisser.
Les vestiaires.
En me changeant...Il a dû tomber ! C'est sûr...oui c'est sûr...Je l'espère.
J'entre en sueur dans les vestiaires des garçons. Je vais dans celui où j'ai été...J'observe partout. Il n'est pas...non, non...J'ai dû me tromper de vestiaires...
J'entre en sueur dans les vestiaires des garçons. Je vais dans celui où j'ai été...J'observe partout. Il n'est pas...non, non...J'ai dû me tromper de vestiaires...
Je regarde dans chacun...Il n'y est pas. Oh mon dieu ! Une classe arrive. La cloche sonne en même temps.
Cours de lettre.
Je sors, complètement perdu, des vestiaires. Un Mec m'observe bizarrement...et me demande si ça va...je fronce les sourcils et le regarde...
Bill :...
Il ne dit rien et remet son sac sur son épaule, pour aller se changer. Les larmes perlent mes yeux, et je sors définitivement du vestiaire.
En face des vestiaires des garçons, se trouve le vestiaire des filles. La petite poupée y est dessinée. Je regarde ces filles entrées. De formes, de tailles, de poids différents...
En face des vestiaires des garçons, se trouve le vestiaire des filles. La petite poupée y est dessinée. Je regarde ces filles entrées. De formes, de tailles, de poids différents...
« Tu es un garçon en apparence Bill...mais...comment te dire ça mon chéri ?
Tu as toutes les caractéristiques intérieures d'une fille. »
Tu as toutes les caractéristiques intérieures d'une fille. »
Je n'avais pas compris cette phrase. Maman m'a donc pris dans ses bras. J'avais 14 ans. Elle m'a conduit chez mon médecin traitant. Il m'a sourit. Et m'a fait entrer directement.
Il m'a d'abord demandé si j'allais bien. Sa voix montrait tous ses sentiments. Il était inquiet. Il avait peur. Et...il y avait dans sa voix une pointe de dégoût. Je ne comprenais pas. Maman pleurait à côté de moi, et demandait pardon au ciel. Qu'est-ce qu'elle a fait ? C'était de ma faute ? Elle était malade ? J'étais malade ? Tout cela me donnait mal à la tête. J'avais envie de crier pour que tout cela cesse, et en même temps de me cacher pour ne rien voir. Tout ces sentiments mélangés en moi.
Il m'a d'abord demandé si j'allais bien. Sa voix montrait tous ses sentiments. Il était inquiet. Il avait peur. Et...il y avait dans sa voix une pointe de dégoût. Je ne comprenais pas. Maman pleurait à côté de moi, et demandait pardon au ciel. Qu'est-ce qu'elle a fait ? C'était de ma faute ? Elle était malade ? J'étais malade ? Tout cela me donnait mal à la tête. J'avais envie de crier pour que tout cela cesse, et en même temps de me cacher pour ne rien voir. Tout ces sentiments mélangés en moi.
Puis le Médecin s'est levé, et a commencé à me montrer, sur un schéma du corps humains, des organes et leur fonction. Je savais tout ça. De quoi me parlait-il ? Puis il m'a montré le corps d'une fille. C'était pour maman ? Mais non il me parlait à moi !
J'ai compris, à la fin de ses explications scientifiques. Mon c½ur avait cessé de battre. Mes mains tremblaient toutes seules. Je ne savais pas ce que je devais dire, ce que je devais faire. Fuir ? Ça ne changeait rien. J'étais né comme sa. Je crois que je me souviendrais de ces paroles toute ma vie. Elles sont encrées en moi. Gravées dans mon cerveau. Je les aies recopiées des millions de fois dans mon Journal.
Elles étaient moi.
